Toutes les dates du 12e mois lunaire et du 1er mois lunaire sont des jours fastes

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Renyou Hou, « « Toutes les dates du 12e mois lunaire et du 1er mois lunaire sont des jours fastes » », Temporalités [En ligne], 30 | 2019, mis en ligne le 23 juillet 2020

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Le mariage est l’un des rites les plus importants du cycle de vie dans la société chinoise. Le choix de la date des noces est rarement fait à la légère, au contraire, il est soigneusement effectué en suivant des processus spécifiques afin de trouver un jour considéré comme faste et propice. À partir d’une enquête ethnographique réalisée entre 2013 et 2016 au village de Zhang dans la province du Henan et dans une entreprise spécialisée en organisation de mariages – « Amour Éternel » Aijiujiu 爱久久 –, le présent article propose une analyse des temporalités du mariage en milieu rural contemporain en se focalisant sur l’étude de la saisonnalité du mariage et du choix de la date des noces. Concernant la saisonnalité du mariage, les habitants de Zhang doivent prendre en compte le calendrier des activités économiques non agricoles des travailleurs migrants et trouver un compromis avec la temporalité paysanne rythmée par les tâches agraires. Quant au choix de la date des noces, ils font systématiquement appel à l’almanach afin d’harmoniser la trajectoire de vie personnelle et l’ordre cosmologique. Cette étude démontre les modifications et les réajustements adoptés par les villageois pour faire face au changement du rythme de vie découlant des transformations sociales, économiques et politiques en Chine post-maoïste : ils cherchent à s’inscrire dans le processus de modernisation et d’urbanisation de la société chinoise tout en voulant respecter l’idéologie cosmologique dans l’organisation de la vie familiale et sociale. (source)

Renyou Hou est postdoctorant de l’IFRAE.

Le concept émergent entre des communautés. Le cas de Kuki Shûzô (1888-1941)

Le livre chez l’éditeur

Simon Ebersolt, « Le concept émergent entre des communautés. Le cas de Kuki Shûzô (1888-1941) », dans Alain Rocher (dir.), Regards russes et français sur les philosophies asiatiques, Bordeaux, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (MSHA), 2020, p. 141-168.

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Groupe d’étude de philosophie japonaise

VISIOCONFÉRENCE

Dates : Samedi 27 juin 2020 – 13:00 – 15:30
Lieu : Zoom

13h00-13h30 suivie de discussion
Raphaël PIERRÈS (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
Titre : Pour une analyse comparatiste du problème de l’intériorité

14h00-14h15 Pause

14h15 – 14h45 suivie de discussion
KURODA Akinobu (Université de Strasbourg)
Titre : Une phénoménologie de l’ombre – Une lecture croisée d’Éloge de l’ombre et de L’OEil et l’esprit 

15h30 la fin de séance 

Les conférences seront tenues sur Zoom.
Inscription : Takako Saito

Résumé des interventions 

Raphaël Pierrès : Pour une analyse comparatiste du problème de l’intériorité

Nous partons du constat que les débats sur le caractère européen du sujet, très polarisés, semblent trop souvent réducteurs: il y a ou il n’y a pas de sujet hors de l’Occident, tout ou rien. Par contraste, mobiliser la notion d’intériorité permet d’introduire des nuances dans ces grandes oppositions. Nous désignons par intériorité un modèle de l’esprit comme espace intérieur, indissociable de pratiques historiquement et géographiquement situées. Or, il apparaît difficile de défendre l’idée qu’il n’y a rien de tel que l’intériorité au Japon, pas de pratiques intérieures, aucune présence du vocabulaire de l’intériorité dans les textes littéraires et théoriques 1 .
Toutefois, il ne suffit pas de se contenter du repérage de ce trait commun: il s’agit au contraire pour nous de le prendre pour base d’un travail philosophique de comparaison et de problématisation. Un premier enjeu de ce travail comparatiste tient ainsi à la tentative théorique d’une historicisation, qui ne soit pas une relativisation, des structures: car les structures, une fois constituées, ont une résistance, et tendent à orienter vers des formes qui ne sont pas arbitraires. Par cette enquête comparatiste, il s’agit de mettre à jour les contraintes qui orientent tel ou tel tracé du partage entre intériorité et extériorité.
Un second enjeu engage la problématisation du motif-même de l’intériorité. D’un côté, prendre au mot cette image conduit à des contradictions logiques, difficiles à surmonter, qui engagent le statut épistémologique de l’introspection: il y a de solides raisons de penser que le modèle de l’intériorité conduit à concevoir les idées comme privées –ce qui pose des difficultés en théorie de la signification2 –ou qu’appliquer à l’esprit la logique du lieu est une faute de grammaire, une erreur de catégorie3 .
Mais de l’autre côté, ne pas du tout prendre l’intériorité au pied de la lettre, la considérer simplement comme un mythe ou un faux problème tend à désincarner complètement l’image, à la couper de son socle historique, c’est-à-dire à en manquer l’effectivité pratique. Dès lors, faut-il renoncer à se figurer l’esprit en termes d’intériorité, pour privilégier, par exemple, une conception sociale de ce que nous désignons comme mental, ou bien faut-il maintenir un usage du réseau sémantique de l’intériorité afin de penser la situation du mental, et tout particulièrement, son incarnation?
C’est dans cette perspective qu’il nous faut désormais faire un pas de plus, et passer du repérage de similitudes à l’analyse de différentes manières dont l’intériorité a pu être problématisée, en particulier dans la philosophie japonaise. En ce sens, il nous apparaît tout spécialement remarquable que la réception de la philosophie européenne au début de l’ère Meiji ait donné lieu à des tentatives d’élaborer des phénoménologies dont le fondement ne soit pas l’égologie. Cet axe problématique (restreint pour cet exposé aux critiques phénoménologiques de l’intériorité4 ) nous permettra ainsi de jeter une lumière nouvelle sur les notions de 場所5 et de風土6 en tant qu’elles peuvent être mobilisées pour interroger la situation et l’incarnation du mental selon un autre mode que celui de l’intériorité.
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1. A l’exception notable de Karatani (1980).
2. Wittgenstein (1953). Voir aussi Bouveresse (1976) et Descombes (1995).
3. Ryle (1949).
4. Heidegger (1927). Voir aussi Patocka (1936), Merleau-Ponty (1945), Sartre (1936).
5. Nishida (1911, 1918).
6. Watsuji (1935).

KURODA Akinobu : Une phénoménologie de l’ombre – Une lecture croisée d’Éloge de l’ombre et de L’OEil et l’esprit

Si Merleau-Ponty avait lu Éloge de l’ombre de Tanizaki, il aurait pu ajouter le nom de l’écrivain japonais à côté de Balzac, Proust, Valéry et Cézanne qui partagent tous « la même volonté », selon le philosophe français, « de saisir le sens du monde ou de l’histoire à l’état naissant ». À partir de cette hypothèse inspirée par le concept de « texture de l’Être » (L’oeil et l’esprit) et celui de « profondeur de l’être » (Le visible et l’invisible), cette communication se propose de présenter une nouvelle lecture qui consiste en une approche phénoménologique de ce chef-d’oeuvre d’essai esthétique, « l’un des textes les plus séduisants qui aient été écrits sur l’esthétique traditionnelle japonaise1 ». Il s’agit d’une tentative d’y trouver autre chose qu’« un éloge funèbre » qui est né du « sentiment poignant qu’un certain monde s’effondrait, effondrement dont l’intrusion de l’Occident était, sinon l’unique responsable, du moins l’occasion2 » ou « ce que le culte moderniste de la lumière était en train de faire perdre à l’humanité3 ».
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1 Jean-Jacques Origas, « TANIZAKI JUN.ICHIRŌ (1886-1965) », © Encyclopædia Universalis France.
2 Jacqueline Pigeot, Éloge de l’ombre, notice, in OEuvres, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1997, p. 1888.
3 Max Milner, L’envers du visible. Essai sur l’ombre, Éditions du Seuil, 2005, p. 388.

Le bambou au Vietnam. Une approche anthropologique et historique

Le livre chez l’éditeur

Đinh Trọng Hiếu & Emmanuel Poisson, Le bambou au Vietnam.Une approche anthropologique et historique, Paris : Hémisphère-Maisonneuve et Larose nouvelles éditions, « Asie en perspective », 2020.

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Bourse doctorale et aide à la recherche en études japonaises – Programme du Sanctuaire de Meiji

Le Sanctuaire de Meiji (Tôkyô) propose aux membres de l’IFRAE une bourse doctorale d’un million de yens (8000 euros environ) pour financer un séjour de recherches (pouvant s’étaler de 8 à 12 mois et pouvant débuter à partir d’octobre 2020) et une aide à la recherche pour les enseignants-chercheurs de l’IFRAE-Inalco de 1300 euros pour compléter, typiquement, le financement d’une mission de recherches au Japon.

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Doctorat études japonaises et/ou sociologie de genre

Contrat doctoral avec mobilité internationale.
L’Ifrae accueillera un.e doctorant.e sur la thématique suivante : « Sociologie des violences de genre au Japon ». Il.elle sera dirigé.e par Isabelle Konuma (Inalco, IFRAE) et sera rattaché.e à l’UNIFRE 19 (Institut français de recherches sur le Japon à la Maison franco-japonaise à Tokyo) au cours de ses séjours de recherche au Japon. 

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Journée d’étude : Voisinages en Asie. Enjeux politiques, mobilisations, pratiques sociales

Cette journée d’Etudes est organisée par l’équipe Populations japonaises (IFRAE – CRCAO) et prévue pour fin janvier 2021 (en raison de la situation sanitaire actuelle, la date de la journée sera précisée ultérieurement)
Nouvelle date limite d’envoi des propositions : 27 juin 2020

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