Deux ans après, agir en soutien du peuple birman


Hôtel de Ville de Paris, salle Xavier Lacoste, 5 rue Lobau 75004 Paris 

Le mercredi 1er février 2023, 9h45 – 12h00.

Pour marquer les commémorations des deux ans du coup d’État militaire en Birmanie, Info Birmanie et Doh Atu Ensemble pour le Myanmar organisent une conférence inter-associative le mercredi 1er février 2023 à l’Hôtel de Ville de Paris.

Rejoignez-nous pour un temps d’échange afin de mieux comprendre la situation birmane et identifier les leviers d’action pour soutenir le peuple birman !

Projection en avant-première de témoignages d’exilés birmans à la frontière thaïlandaise

Pré-inscription (obligatoire):

 https://forms.gle/UDin28RSA5RbGUr99

Avec la participation de Jean-Luc Romero, Aung Myo Min, Ministre des droits humains du Gouvernement d’unité nationale (NUG), ACAT-France, Amnesty International France, CCFD-Terre Solidaire, Doh Atu, FIDH, Free Rohingya Coalition, LDH.



Rencontres du lundi 6 février: Geste d’écriture et pratique de la traduction au défi des nouvelles technologies

Le 6 février à la Maison de la recherche, 2 rue de Lille, Auditorium (en format hybride), 18h-19.15h :

avec : Jean BAZANTAY, Maître de conférences en linguistique – Pascale ELBAZ, Enseignante-chercheuse à l’ISIT – Lia WEI, Maître de conférences en histoire des arts de la Chine à l’Inalco – Pierre MAGISTRY, Maître de conférences en linguistique et traitement automatique des langues (TAL).

Le traitement automatique du langage naturel a modifié notre rapport à la langue et à l’écriture. En quoi ces outils d’extraction terminologiques, de traduction assistée par ordinateur, de traduction automatique, de numérisation de textes et d’images… changent-ils nos gestes, nos usages de lecture et de traduction, nos pratiques d’enseignement et de recherche?

Inscription :

http://www.inalco.fr/webform/ifrae-asialyst-rencontres-lundi

XXe Congrès du PCC : Xi Jinping, un pouvoir sans limite ?

Conférence co-organisée par Chloé Froissart (IFRAE) et Asialyst, mercredi 16 novembre 18h30, auditorium du PLC, 65 rue des Grands Moulins

         Le XXe congrès du Parti Communiste s’est achevé dimanche 23 octobre avec la reconduction de Xi Jinping à la tête du pays. En s’adjugeant un 3e mandat de secrétaire général du Parti communiste, une première depuis Mao Zedong, le leader chinois défie toutes les règles tacites mises en place dans les années 1980 pour encadrer le pouvoir des dirigeants. Après avoir écarté ses rivaux, en s’appuyant sur une gigantesque campagne anti-corruption, et réduit au silence les factions concurrentes, il semble régner en maître sur le pays. Le résultat du Congrès va dans ce sens : le nouveau comité permanent du Politburo du Parti ne compte plus aucun membre susceptible d’apporter la contradiction au numéro un chinois.

         Cette volonté de contrôle absolu sur un Parti-État peut-elle être qualifiée de totalitarisme ? Quel visage le dirigeant chinois souhaite-t-il donner à la société chinoise de demain ? Existe-il encore une place pour la contestation ?

         Cette conférence permettra d’analyser les conséquences de ce nouveau sacre de Xi Jinping sur un pays confronté à de nombreux défis : une stratégie « zéro Covid » étouffante, une économie vacillante et des tensions qui ne cessent de croître dans le détroit de Taïwan.

Avec :

Chloé Froissart, professeure de science politique à l’Inalco et spécialiste des rapports État-société en Chine et de l’évolution du régime chinois.

Jérôme Doyon, maître de conférences en science politique à l’Université d’Édimbourg, spécialiste du Parti communiste chinois.

Alex Payette, spécialiste de la vie politique chinoise, Pdg du Groupe Cercius, société de conseil en intelligence stratégique et géopolitique.

Jean-Pierre Cabestan, directeur de recherche au CNRS, rattaché à l’Institut de recherche français sur l’Asie de l’Est (IFRAE) de l’Inalco.

Modérateur : Baptiste Fallevoz, journaliste à Asialyst et France 24. Ancien correspondant en Chine.

L’asymétrie mémorielle Algérie-Vietnam en France : réflexions sur « un oubli indochinois »

Conférence du Pr. Christopher Goscha (Université du Québec à Montréal). Organisée par Doan Cam Thi.

http://www.inalco.fr/evenement/asymetrie-memorielle-algerie-vietnam-france-reflexions-oubli-indochinois

Référente : doancamthi@yahoo.fr

Lieu : Inalco, PLC (65, rue des Grands Moulins – 75013 Paris ) – Salle 4.18.

Date : Mardi 6 décembre 2022 – 12:00 – 14:00

Ecrire une “nouvelle” histoire du Vietnam : enjeux, défis et quelques regrets

Conférence du Pr. Christopher Goscha (Université du Québec à Montréal) autour de son ouvrage Vietnam, a New History(New York, Basic Books, 2016). Organisée par Doan Cam Thi. 

http://www.inalco.fr/evenement/ecrire-nouvelle-histoire-vietnam-enjeux-defis-quelques-regrets

Référente : doancamthi@yahoo.fr

Lieu : Inalco, PLC (65, rue des Grands Moulins – 75013 Paris ) – Salle 4.18.

Date : Lundi 5 décembre 2022 – 09:30 – 11:30.

Enquêter à distance : nouvel eldorado ?

Dates :  Jeudi 6 octobre 2022 – 14:30 – 17:00
Lieu : En hybride Zoom / Auditorium Dumézil, Maison de la recherche, Inalco (2, rue de Lille 75007 Paris)

Conférence organisée par Amandine Peronnet et Sébastien Billioud. Avec les participations de Mathilde Bourrier et Leah Kimber, Université de Genève.

En accès libre, dans la limite des places disponibles.
Pour participer via Zoom : https://forms.gle/qBD3R2qhpKxYuYTj7

Mathilde Bourrier et Leah Kimber, « Apprivoiser la distance : un défi paradoxal, une expérience exigeante, un cadre revisité », Socio-anthropologie [En ligne], 45 | 2022, mis en ligne le 28 février 2022, consulté le 14 septembre 2022. URL : http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/11019 ; DOI : https://doi.org/10.4000/socio-anthropologie.11019

L’essor considérable des moyens d’échange et de communication (réseaux sociaux, forums et de manière plus générale les TIC) ouvre de nouvelles possibilités d’ethnographie « en ligne ». Ces possibilités sont d’autant plus importantes qu’en raison du contexte sanitaire, les missions de terrain sont aujourd’hui de plus en plus difficiles à effectuer en Asie. Or, on constate actuellement que l’approche de ces nouvelles possibilités par les chercheur.se.s français.e.s est pour l’instant peu systématique et peu élaborée. L’IFRAE et le GSRL souhaitent alors amorcer une réflexion collective en invitant deux collègues de l’Université de Genève, Mathilde Bourrier et Leah Kimber, à présenter leur démarche et le numéro spécial de la revue Socio-anthropologie qu’elles on co-dirigé : « Enquêter à distance : nouvel eldorado ? » (https://journals.openedition.org/socio-anthropologie/10989).

“La situation que nous vivons, dans le contexte de la pandémie Covid-19, nous a conduites à réfléchir à ce dossier thématique. Il fournit le prétexte, mais n’en constitue pas la matière. La crise planétaire qui traverse encore pays, régions, villes, communautés, institutions et organisations de toutes natures renouvelle des questions constitutives des sciences sociales, comme celles des inégalités, des dimensions sociales, politiques et économiques des épidémies, de l’allocation des ressources, ou de la mondialisation des échanges. Le constat de la nécessité et de la portée des analyses des sciences sociales n’a pas manqué d’être fait dans l’abondante littérature publiée récemment sur le sujet (Cuevas-Parra, 2020 ; Singleton et al., 2020 ; Teti et al., 2020 ; Vindrola-Padros et al., 2020). Cependant, c’est au versant plus méthodologique de notre pratique de sciences sociales que ce dossier voudrait se consacrer. Un important effort de mise à plat et de réflexivité méthodologique se précise, que d’autres communautés de recherche, notamment anglo-saxonnes, ont commencé à conduire également (Dodds et Hess, 2021 ; Lobe et al., 2020 ; Rogers et al., 2020 ; Valdez et Gubrium, 2020 ; Howlett, 2021 ; Marzi, 2021 ; Nind et al., 2021 ; Singh et al., 2021).

Intitulé Enquêter à distance : nouvel eldorado ?, ce numéro rassemble des contributions qui interrogent, au-delà du contexte de la pandémie, les méthodologies plus canoniques de recueil de données, basées sur le temps long, l’immersion, l’observation directe, la coprésence et le décentrement recherché. En effet, la constitution d’un terrain d’enquête socio-anthropologique passe encore pour beaucoup d’entre nous par une immersion longue dans un milieu social, dans le but d’un recueil au plus près des pratiques et des manières de faire, de juger, de penser, d’accomplir activités, missions et tâches et par l’épreuve des modalités de ces usages avec et aux côtés des communautés étudiées. Cette pratique immersive (Leroux et Neveu, 2017) se base fondamentalement sur un progressif établissement de relations de confiance et de partage avec les acteurs sociaux. Dans les vingt dernières années, un souci réflexif toujours plus affuté s’est développé dans les sciences sociales pour rendre compte de ce processus d’enquête au plus près et de ses biais objectivables (Bensa et Fassin, 2008).”

Contact : peronnet.amandine@gmail.com

L’immortel « la Baleine brodée » : La poétique de Wu Wenying 吳文英 (fl. milieu du 13ème siècle)

Dates : Mercredi 21 septembre 2022 – 18:00
Lieu : Inalco, PLC, 65 rue des Grands Moulins 75013 Paris, Auditorium

Conférence organisée par l’Ifrae, avec le soutien de l’Ecole doctorale et de la Dirved de l’Inalco

Professeur émérite à l’Université Harvard (Chaire James Bryant Conant), Stephen Owen est le plus éminent spécialiste contemporain de la poésie chinoise classique et a reçu à ce titre le Tang Prize en 2018.

Parmi ses travaux et traductions de référence sur la littérature et la théorie littéraire chinoises des IIIe-XIIe s. figurent The Poetry of the Early T’ang (1977), The Great Age of Chinese Poetry : The High T’ang (1981), Traditional Chinese Poetry and Poetics: Omen of the World (1985), Readings in Chinese Literary Thought (1992), The End of the Chinese ‘Middle Ages’: Essays in Mid-Tang Literary Culture (1996), The Late Tang: Chinese Poetry of the Mid-Ninth Century (827-860) (2006), The Making of Early Chinese Classical Poetry (2006), The Poetry of Du Fu (2015), The Poetry of Ruan Ji​ (2017), et son dernier ouvrage All Mine: Happiness, Ownership, and Naming in Eleventh-Century China (2022).

Retrouvez sa bibliographie en suivant ce lien  : Stephen Owen

Entrée libre, dans la limite des places disponibles

 

Peut-on rendre compte langagièrement de la vérité ? Introduction à la philosophie du Zen et de l’ésotérisme du moyen âge

真理は語り得るか。中世禅密序説

Dates : Samedi 25 juin 2022 – 09:00 – 11:00
Lieu : En ligne

Conférence du groupe d’étude de philosophie japonaise. 

M. Fumihiko SUEKI (末木文美士), professeur émérite à l’Université de Tôkyô et au Centre international de recherche sur les études japonaises Nichibunken

La communication sera en japonais suivie de présentation résumé en français par M. Frédéric GIRARD (professeur émérite à l’EFEO)

Pour le lien Zoom, prière de contacter : takako.saito@inalco.fr à partir du 22 juin 2022

contact courriel :
takako.saito@inalco.fr
akinobukuroda@gmail.com
arthur.mitteau@univ-amu.fr,
simon.ebersolt@gmail.com

Résumé
 La collection d’ouvrages sur le Zen médiéval, en 12 volumes (y compris une annexe) intitulée « Chûsei zenseki sôkan », a été publiée entre 2013 et 2019, par la maison d’édition Rinsen de Kyōto. Elle recueille des reproductions photographiques ainsi que des réimpressions de manuscrits concernant la littérature médiévale du Zen, dûment présentées et introduites.
 Elle rassemble notamment les manuscrits de l’archivium Ôsu de Hôshôin du temple Shinpukuji de l’école de la Vraie Parole (branche Chizan ) de Nagoya ainsi que des manuscrits conservés à l’archivium de la bibliothèque Kanazawa bunko du temple Kintakusan Shômyôji de l’école disciplinaire de la Vraie Parole.
 Il est à remarquer que l’on a découvert, dans le temple Shinpukuji, des textes inconnus jusqu’à nos jours de la main de Eisai (1141-1215) et de En.ni (1202-1280). Ils nous ont apporté une nouvelle vision qui met à mal les idées les plus répandues que l’on a sur le Zen médiéval, parce qu’ils sont profondément associés avec l’enseignement de l’école de la Vraie Parole. Les textes de Eisai sont ceux qui ont été consignés avant son deuxième voyage en Chine sous les Song et qui traitent exclusivement de l’enseignement de l’école de la Vraie Parole. Concernant les textes de En.ni (qui fonda le temple Tôfuku) et de son disciple Chikotsu Daie (1229-1312), de l’école Zen Rinzai ésotérisée, la collection comprend de nombreux texte de ce dernier, parce que le bouddhisme ésotérique du courant de Chikotsu Daie fut étudié dans le temple Shinpuku. En outre, des textes jusqu’alors inconnus de En.ni
ont été également découverts. Comme ils traitent du Zen dans un contexte ésotérique, il apparaît de façon patente que leur conception du Zen était étroitement liée avec l’ésotérisme.
En présentant ces textes nouvellement découverts, ma communication se propose d’étudier la possibilité ou non d’exprimer verbalement la vérité, ce qui était en question chez eux. Le Zen insiste sur le fait que « l’éveil n’est pas transmissible au moyen du langage (Furyû moji) » en soulignant le fait qu’il est impossible de rendre compte de la vérité ultime de façon notionnelle et que l’on peut seulement la réaliser par le vécu. En revanche, l’ésotérisme insiste sur la prédication de la vérité ultime (qu’est la Loi) grâce au corps de la Loi (Hosshin). Cette question était, par conséquent, fondamentale aux 12e et 13e siècles aussi bien pour le Zen que pour l’ésotérisme et c’est pourquoi elle
fut étudiée ardemment.

Nous examinerons les points suivants :
1. Nous examinerons le sens de la « prédication de la Loi par le corps de la Loi (Hosshin seppô)» chez Kûkai (774-835), car ce concept était la base de discussions au 13e siècle.
2. Avant son deuxième voyage en Chine, Eisai affirma, dans le débat qu’il a entretenu avec le moine Songa dans la région du nord de Kyûshû, que seule était valide la « prédication de la Loi en corps de nature propre (Jishôshin seppô)», alors que Songa a mis en avant la seule « prédication de la Loi en corps d’auto-fruition (Jijuyôshin seppô)». Quel sens et quel rapport avec le Zen de Eisai ce débat peutil avoir ?
3. En.ni pose la question de la possibilité (ou l’impossibilité) d’exprimer à l’aide du langage la vérité ultime dans l’ésotérisme.
4. La position de Dôgen (1200-1253) diffère de ces deux positions. Selon lui, la vérité est dicible (Dôtei/Dôtoku). Comment peut-on comprendre le fait ?

Nous examinerons cette problématique à travers des discussions des 12e et 13e siècles où le Zen et l’ésotérisme n’étaient pas considérés indépendamment l’un de l’autre.

Cf. 末木文美士,「中世禅の形成と知の交錯」(末木文美士監修/榎本渉・亀山隆彦・米田真理子編 『中世禅の知』, 臨川書店, 2021),(拙著『禅の中世』、臨川書店、2022 予定に改稿収録)

Conférence – lecture de poésie par ITÔ Hiromi

Dates : Samedi 18 juin 2022 – 17:00 – 19:00
Lieu : Salle 479 C, Université Paris Cité, Grands Moulins, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

La conférence-lecture sera introduite par Makiko UEDA-ANDROCécile SAKAI et Anne BAYARD-SAKAI
上田=アンドロ・眞木子 : 現代詩と女性性について
坂井セシル : 伊藤比呂美の場所
坂井=バヤール・アンヌ、伊藤比呂美
対談 :「今詩を書くこと、作品をめぐって」

伊藤比呂美、朗読会
「カノコ殺し」「ナシテ・モーネン」「意味の虐待」
「河原荒草」(2006年)より 「とげ抜き・新巣鴨地蔵縁起」(2007年)より

ITÔ Hiromi : née en 1955 à Tokyo, elle est aujourd’hui l’une des plus grandes poétesses du Japon. Son œuvre puissante et audacieuse, en vers libres, s’inscrit initialement dans des thématiques féministes qui croisent les questions du corps, de la sexualité, de la langue, de la domination. Après être restée plus de vingt ans en Californie, ITÔ, de retour au Japon, à Kumamoto, explore aujourd’hui dans une perspective bouddhiste les contours de la maladie et de la mort. Auteure d’une douzaine de recueils poétiques, elle a également publié des romans et des essais importants. Ses œuvres sont traduites en anglais et en allemand, notamment :Itô, Hiromi (2009), Killing Kanoko: Selected Poems of Hiromi Itō, translated by Jeffrey Angles. Notre Dame, Action Books.

  • Itô, Hiromi (2014), Wild Grass on the Riverbank, translated by Jeffrey Angles. Notre Dame, Action Books.
  • Itô, Hiromi (1997), Mutter töten, translated by Irmela Hijiya-Kirschnereit. St. Pölten, Austria: Residenz verlag GmbH.
  • Itô, Hiromi (2021), Dornauszieher – Der fabelhafte Jizô von Sugamo, translated by Irmela HijiyaKirschnereit, Matthes & Seitz Berlin.
Pour tout contact et s’inscrire :
cecile.sakai@u-paris.fr ou anne.bayardsakai@inalco.fr