L’âge pionnier de la sinologie : auteurs classiques et questions disciplinaires

Public visé : doctorants en études chinoises ou intéressés par l’histoire et les idées de la sinologie française et occidentale

Ce séminaire transversal de six séances a pour objectif de revenir sur certaines figures et moments pionniers de la sinologie française et occidentale en tant qu’ils ont accompagné l’émergence des sciences sociales comme disciplines à part entière. Plusieurs auteurs seront abordés à travers leurs objets et leurs méthodes, à la lumière des questionnements et des enjeux disciplinaires d’aujourd’hui. A l’heure où le clivage s’approfondit entre « universalisation » et « indigénisation » des sciences sociales, il semble plus que jamais nécessaire d’entendre les enseignements de cette période fondatrice. Le séminaire sera l’occasion de valoriser les avancées de la sinologie classique en les replaçant dans leur contexte d’interlocution savante, qu’il soit concurrentiel avec l’émergence de modèles nationaux plus ou moins rivaux, ou simili-colonial avec la question du rapport aux savants locaux. Chaque intervention sera suivie d’une discussion approfondie conduite par l’organisateur Zhe Ji (Inalco) et son collaborateur Guillaume Dutournier (EFEO).

Penser le Japon moderne 

Animateurs : MM. Emmanuel Lozerand et Michael Lucken (Inalco-Ifrae)

Objectif : Formation des doctorants et jeunes chercheurs à la réflexion théorique critique.

Destiné principalement, mais non exclusivement, aux doctorants et aux postdocs de l’Ifrae. Ouvert également aux étudiants de M2 recherche motivés, ainsi qu’à tous les collègues intéressés.

Thématique générale :
Essayer de mieux penser les caractéristiques du Japon moderne (au sens large, du 19e à aujourd’hui).
Considérer, sans limitation de domaines (art, politique, religion, littérature, société…), les « œuvres » (au sens large : œuvres d’art, mais aussi lois, institutions, pratiques…) comme les produits d’une imagination spécifique dont on cherchera à inventorier les formes et à comprendre les dynamiques.

Trois/quatre séances par an.

Pour 2021-2022 :

  • Séance inaugurale : mardi 4 octobre 14h-17h, Salle Silvestre de Sacy, Maison de la recherche
    “L’imagination japonaise moderne”
    Michael Lucken : “Sōzō ou les lignes de force de l’imagination japonaise : à partir de l’œuvre de Miyazaki Hayao”
    Emmanuel Lozerand : Les formes de l’imagination (japonaise) moderne
    Discussion générale
  • 2e séance : jeudi 15 décembre 9h30-12h30, Salle Silvestre de Sacy, Maison de la recherche
  • une séance en février/mars (à fixer)
  • une séance en mai/juin (à fixer)

Les séances ont lieu « en présence », rue de Lille, à la Maison de la recherche.

Les jours de la semaine et les horaires ne seront pas fixes pour éviter des impossibilités récurrentes.

Un lien Zoom sera néanmoins fourni (sur demande) à ceux qui ne peuvent venir sur place, et les enregistrements Zoom seront mis à disposition des personnes intéressées.

Réunion de travail – session linguistique

Dates : Vendredi 15 avril 2022 – 13:00 – 15:00
Lieu : Zoom


Dans le cadre de l’activité du groupe Langue et Subjectivité de l’IFRAE, nous organisons une réunion de travail (session Linguistique, sur Zoom), avec les deux intervenants suivants :

1. « Expressions de la subjectivité en japonais : le cas des exclamatives en donnani », NAKAMURA Takuya, Laboratoire d’Informatique Gaspard-Monge (LIGM), UMR 8049
2. « La subjectivité dans les verbes composés japonais », MATSUMOTO Asuka, Instytut Lingwistyki Stosowanej Uniwersytetu Warszawskiego (ILS UW)

Demander le lien de connexion : ifrae [@] inalco.fr

Visages du cosmopolitisme littéraire dans la Chine moderne

Séminaire de M2 d’Isabelle Rabut
Ouvert également aux doctorants

Le séminaire 2021 sera consacré au modernisme qui s’est développé dans la littérature taïwanaise à partir des années 1950 et aux influences étrangères qui l’ont nourri. La question sera traitée à travers des articles théoriques ainsi que des exemples empruntés à la littérature fictionnelle et à la poésie. Une place sera consacrée également à la critique du modernisme et du cosmopolitisme formulée à la fin des années 1970 lors de la fameuse controverse de la littérature de terroir (xiangtu wenxue lunzhan).

Lieu et horaires : Zoom – le lundi de 14h à 16h

Contacts : isabelle.rabut [@] inalco.fr

Prérequis : bonne capacité de lecture de textes en caractères traditionnels ; connaissances de base sur l’histoire de la littérature taïwanaise.

Sociologie du Japon contemporain

Séminaire de M2 de Kazuhiko Yatabe

Dans le prolongement des réflexions menées ces dernières années autour du bénévolat, nous aborderons cette année la question de l’espace public dont on sait que l’existence conditionne, en Europe, la possibilité d’une politique de la pitié. Comment peut-on le définir dans le cadre de l’univers social japonais ? Comment s’élabore-t-il ? Où se déploie-t-il ? Nous essaierons de l’aborder dans ses deux dimensions, en tant qu’espace public, d’une part, lieu de circulation des points de vue (Jürgen Habermas), et espaces publics, d’autre part, comme éléments propres au monde urbain caractérisé, en temps normal, par l’accessibilité (Isaac Joseph). Une attention particulière sera portée à la façon dont cet espace se trouve mis à l’épreuve dans les situations de crise (séisme du 11 mars 2011, crise sanitaire du Covid 19). Il s’agira notamment de saisir la façon dont la logique communautaire le court-circuite – ou non –, et d’examiner la pertinence de la notion de « symphonic communes » que met en avant la sociologie de Mita Munesuke afin de faire face à un monde désormais caractérisé par l’idée de finitude.  

Lieu :

Contacts :
gdelamotte [@] inalco.fr

Prérequis : Connaissances en sociologie et en anthropologie appréciées

Mobilités et migrations en Asie orientale

Séminaire doctoral – Emmanuel Poisson (IFRAE), Pierre-Emmanuel Roux (CRC), Eric Guerassimoff (CESSMA) et Andrew Hardy (EFEO, CASE)

Dates et horaires : séance hebdomadaire du 26 janvier au 4 avril (mercredi), de 10h à 12h
Lieu : salle L2.06, Maison de la recherche, 2 rue de Lille 75007 Paris

26/01 : Présentation

02/02 : TAGA Yoshihiro (Keio University)
Quelques missions à l’étranger (en Europe ou à Hong Kong) menés par les mandarins vietnamiens à
la seconde moitié du XIXe siècle, y compris le cas de Nguyen Thanh Y

09/02 : Pierre-Emmanuel ROUX (Université Paris Cité/ CRC UMR 8173)
Présentation du livre Les enfers vivants ou La tragédie illustrée des coolies chinois à Cuba et au
Pérou

16/02 : Andrew HARDY (EFEO / CASE UMR 8170)
Pratiques de migration et problématiques d’histoire au Vietnam (XXe siècle)

23/02 : Frédéric ROUSTAN (Université Lyon 2 / IAO UMR 5062) et Olivier AUGER
L’intérêt des cartes postales pour une recherche sur les circulations des prostituées japonaises,
XIXe-XXe s.

02/03 : interruption (semaine de lecture)

09/03 : YIM Eunsil (Université Paris Cité / CRC UMR 8173)
Le “retour” des Coréens d’ex-URSS en Corée du Sud : expériences migratoires et stratégies
d'”intégration”

16/03 : Eric GUERASSIMOFF (Université Paris Cité / CESSMA UMR 245)
Les intermédiaires dans la migration des travailleurs chinois au début du XXe siècle

23/03 : Florence GALMICHE (Université Paris Cité/ CRC UMR 8173)
La question du rapatriement des dépouilles de travailleurs coloniaux coréens au Japon

30/03 : GIANG Ngoc Linh (Université Paris Cité / CESSMA UMR 245)
Les qiaopi, correspondances des migrants chaozhou (présentation d’une source)

06/04 : TRẦN Tuyết Nhung (University of Toronto)
Confession, Cosmopolitanism, and Vietnamese Catholic Mobility in the Early Modern World

13/04 : Emmanuel POISSON (Université Paris Cité /IFRAE UMR 8043)
La pluralité des motivations migratoires des ouvriers vietnamiens à travers le livre de Đặng Văn
Long “Lính thợ ONS”

20/04 : conclusion

Penser le régime politique chinois dans une nouvelle ère

Séminaire doctoral, Chloé Froissart

Dates et horaires : 14h30-16h30, un jeudi sur deux à partir de février
Lieu : Salle 3.15, 65 rue des Grands Moulins

Nul doute que le régime chinois a changé depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir et la tendance ne fait que s’accentuer. Se fondant sur une participation active des doctorants et l’invitation d’intervenants extérieurs, ce séminaire a pour objectif de repenser le totalitarisme à partir du cas de la Chine. Une attention particulière sera apportée à l’idéologie et à la censure, mais aussi à la manière dont les nouvelles technologies renouvellent les méthodes de contrôle social (surveillance, rôle des algorithmes dans l’organisation du travail). Enfin, nous réfléchirons également aux enjeux éthiques et de sécurité que pose l’accès au terrain chinois dans un tel contexte.

8 séances :

3 février : séance introductive + intervention Kevin Cadou (Centre de théorie politique, ULB) : Un aperçu des théories sur le totalitarisme.

17 février : Sacha Halter (IFRAE): la pensée de Wang Huning, idéologue du régime chinois

3 mars : Armen Khatchatourov (Université Gustave Eiffel): comment fonctionnent les algorithmes ? Enjeux éthiques et politiques

17 mars : Huang Ke (IFRAE) : Le redéploiement du capitalisme via les algorithmes : le contexte chinois.

31 mars : Jessica Wong (EHESS) : La nouvelle loi sur la protection des données personnelles en Chine, une comparaison avec la loi de l’Union Européenne.

14 avril : Vanessa Frangville (ULB) : le débat sur le génocide au Xinjiang

21 avril (reportée): Chen Kun (Université Paris Cité) : la censure en Chine au temps du coronavirus

12 mai : Chloé Froissart, Huang Ke : comment le contexte totalitaire renouvelle les problématiques d’accès au terrain en Chine – cette séance aura exceptionnellement lieu à 16h30

Réunion de travail

Dans le cadre de l’activité du groupe Langue et Subjectivité, nous organisons une réunion de travail en distanciel le jeudi 17 juin 2021 de 10h00 à 13h00 avec les trois intervenants suivants :

1. « La locution et l’allocution : vers une nouvelle compréhension de la politesse en japonais » Hidemasa ISHIGURO, Université de Strasbourg, Inalco (IFRAE)

2. « À qui appartiennent ces voix ? : question de voix narrative dans les romans japonais et difficulté de traduction », Aki YOSHIDA, Université de Paris, Inalco (IFRAE)

3. Comment le japonais moderne a-t-il (ou pas) apprivoisé le roman à la troisième personne ?
(communication de l’état de recherche), Makiko ANDRO-UEDA, Inalco (IFRAE) sous réserve

Pour recevoir le lien de connexion → ifrae@inalco.fr

Pensée tibétaine et métaphysique analytique : Moi, identité, personne

Stéphane Arguillère (IFRAE) et Frédéric Nef (EHESS) lancent un séminaire de philosophie comparée : Pensée tibétaine et métaphysique analytique, consacré cette année au thème suivant : Moi, identité, personne.

Dates

Les séances auront lieu le jeudi de 15h à 17h, aux dates suivantes : 18/03 ; 25/03 ; 01/04 ; 08/04 ; 15/04 ; 06/05.Salle : LO.02 , 2 rue de Lille, Paris 7ème (ou: https://zoom.us/j/98237579739)

Contact : stephane.arguillere@inalco.fr.

Situation

En dépit de l’abondance de publications anciennes et récentes d’excellente qualité, le monde philosophique francophone s’est fermé après-guerre (et surtout dans les trente dernières années) presque à tout dialogue pensant avec les « philosophies d’ailleurs », notamment les plus étrangères au phylum grec (platonico-aristotélicien). Or, à la rentrée 2019, le programme de philosophie des classes de terminale a été élargi à plusieurs penseurs non-européens, dont deux entièrement étrangers à cette tradition européenne : Nāgārjuna (Inde) et Zhuangzi (Chine) – mais aussi Maïmonide et Avicenne, en plus d’Averroès qui y figurait déjà. L’Inalco et l’IFRAE s’appliquent à prendre toute leur place dans cet intérêt renouvelé pour les « philosophies d’ailleurs ». Les problèmes ne sont pas symétriques pour tous ces auteurs : si le coefficient d’étrangeté, pour nous, des penseurs du monde juif ou arabo-musulman est bien moindre (parce qu’ils sont profondément nourris d’aristotélisme et de néoplatonisme), le cas de Zhuangzi est autre, parce qu’il fait peut-être éclater le cadre de ce que nous appelons philosophie. Il n’en va pas de même de la pensée indienne et notamment de la scolastique bouddhique avec ses prolongements tibétains (mais aussi chinois, etc.), qui combinent étrangeté culturelle maximale et rationalité philosophique maximale – ce qui est optimal pour le travail envisagé ici.  La pensée indienne, notamment la scolastique bouddhique et plus spécialement tibétaine a en commun avec métaphysique occidentale, issue d’Aristote, l’usage, du commentaire, de la dispute, du recensement des postulats etc. En ce sens cette partie de la philosophie indo-tibétaine représente un champ d’étude privilégié, que nous voudrions mettre en relief dans notre séminaire.