Fenêtres sur le Japon

Dates : 
Vendredi 3 décembre 2021 – 10h-21h
Samedi 4 décembre 2021 – 10h30-19h

Lieu : 
Vendredi 3 décembre : Auditorium, Inalco, 65 rue des Grands Moulins 75013 Paris /
Samedi 4 décembre : Amphi 11E, Université de Paris, 15 Esplanade Pierre Vidal-Naquet 75013

Le festival de films documentaires Fenêtres sur le Japon est né d’un constat : il existe entre sciences sociales – en particulier celles qui utilisent la méthode ethnographique – et films documentaires une série de liens et de croisements. Les deux proposent un regard sur le monde social à partir d’un « travail de terrain », c’est-à-dire d’une présence plus ou moins longue auprès des personnes ou sur les lieux dépeints dans les textes ou les films. Certains chercheurs et chercheuses en sciences sociales – Jean Rouch, Éliane de Latour… – prennent parfois la caméra pour pouvoir rendre compte de leurs observations dans un autre medium. Des réalisateurs, comme Mori Tatsuya, prolongent aussi leurs documentaires par des livres. Ce festival se veut une contribution au dialogue persistant entre ces deux mondes à partir d’un point d’ancrage : le Japon.

http://festival.fenetres-japon.fr/

Programme de l’édition 2021

Vendredi 3 décembre 2021 – auditorium de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13e)
10 h – 13 h
An Ant Strikes Back [アリ地獄天国] de TSUCHIYA Tokachi (vost anglais, 98 min.)

15 h – 18 h 00
Ainu Neno an Ainu [アイヌ・ネノアン・アイヌ] de Laura LIVERANI et Neo SORA (vost anglais, 72 min.).
La projection sera suivie d’une rencontre avec la co-réalisatrice du film, Laura LIVERANI

18 h 30 – 21 h 00
Ushiku [牛久], de Thomas ASH (vost anglais, 87 min.)

→ Samedi 4 décembre 2021 – amphithéâtre 11E, Université de Paris (15, esplanade Pierre Vidal-Naquet, Paris 13e)

10 h 30 – 13 h
Listening to the air [空に聞く] de KOMORI Haruka (vost anglais, 73 min.)

15 h – 17 h 30
Le Front armé anti-japonais de l’Asie de l’Est [東アジア反日武装戦線] de KIM Mi-re (vost français, 74 min.)

17 h – 18 h : Délibérations du jury

18 h – 19 h : Remise des prix et clôture du festival

L’entrée est libre, gratuite et sans inscription, dans la limite des places disponibles. Toutes les projections seront suivies de discussions.

→ Synopsis et bandes-annonces des films sélectionnés
→ Informations pratiques (accès aux deux lieux du festival…)
→ Affiche de l’édition 2021

Organisation
Dimitri Ianni & Nicolas Pinet

Comité de sélection
Claire Brisset, Jean-Michel Butel, Mathieu Capel, Beat Frey, Dimitri Ianni, Ricardo Matos Cabo, Anne-Lise Mithout, Sayaka Mizuno, Mary Picone

Partenaires institutionnels
Équipe Populations japonaises (IFRAE & CRCAO)
Centre de recherches sur le Japon (EHESS)
Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est (IFRAE)
Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale (CRCAO)
Département d’études est-asiatiques de la Faculté des lettres de l’Université de Genève
Association interdisciplinaire des ethnographies japonaises

L’amour, la guerre, la fête Merveilles de l’art narratif japonais

Du 10 septembre au 5 décembre 2021
Exposition organisée au musée Rietberg, Zurich, Suisse

Commissaires : Khanh Trinh, Melanie Trede, Estelle Bauer. 

L’art narratif japonais conjugue les plaisirs de l’art et le quotidien de manière absolument unique. Il se décline sous de multiples formes et sur les matériaux les plus divers – des feuillets d’album d’un format miniature aux panneaux se déployant dans l’espace, des exquises petites boîtes en bois laqué noir et décor à la feuille d’or aux vases en porcelaine soigneusement ouvragés et aux élégants kimonos en soie.

Il s’agit d’un genre propre à l’art japonais, caractérisé par sa multimédialité. Il puise son inspiration dans le bouddhisme, la littérature et la poésie, mais aussi le théâtre, pour créer des univers visuels d’une imagination débordante à partir des matériaux les plus variés. Les citations et les allusions à des épopées, des histoires d’amour et des légendes se diffuseront encore davantage grâce à leurs interprétations raffinées dans des gravures ou des peintures ainsi que sur des objets d’artisanat, et finiront par s’ancrer dans la conscience collective. Vit alors le jour un espace narratif multimédial fascinant, qui alliait plaisir artistique et éducation, tout en étant intégré dans le quotidien.

En s’appuyant sur plus de 100 peintures, objets en laque, porcelaines, kimonos en soie, objets en métal, estampes colorées ou albums de gravures sur bois, datant du XIIIe au XXe siècle, l’exposition nous introduit dans un monde à multiple facettes, vivement coloré et inventif, celui de l’art narratif japonais.

Les précieux prêts proviennent de 35 musées européens différents et de collections privées de Suisse, de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Autriche, de Belgique, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d’Irlande, de Suède, de Hongrie et de Russie. Certaines œuvres provenant des propres fonds du Musée Rietberg seront pour la première fois exposées dans le contexte de l’art narratif japonais. (source : Musée Rietberg)