Usages et valeurs du noir en Asie de l’Est

Dates : Mardi 7 juin 2022 – 09:00 – Jeudi 9 juin 2022 – 18:30
Lieu : INHA, salle Benjamin / Inalco, PLC, salle 5.18
En hybride sur Zoom (lien sur demande)

proposé dans le cadre de l’IFRAE et du CEEI du 7 au 9 juin 2022, organisé par Isabelle Charrier (CEEI) et Marie Laureillard (délégation CNRS à l’IFRAE et CEEI)

Ce colloque, qui se déroulera le premier jour à l’INHA et les deux autres jours à l’Inalco, se donne pour but d’explorer la richesse conceptuelle de la notion de noir et la multiplicité des enjeux qu’elle ouvre dans l’étude du texte, de l’écriture, de l’image, des formes mixtes. Il s’inscrit dans le cadre du projet « Sources visuelles, sources textuelles » de l’axe 1 de l’IFRAE.

Les théories esthétiques et sémiotiques du noir, les fonctions et usages du noir dans les écritures et les arts graphiques, le rapport vide / plein dans la création, le vocabulaire du noir (comparaisons linguistiques et constructions culturelles), le rôle du noir en littérature, dans les nouveaux médias et en design, photographie et cinéma seront abordés. Les interventions, qui auront trait à l’Asie orientale avec une incursion au Vietnam et en Inde, relèveront de multiples disciplines.

La première journée sera consacrée à la signification fondamentale du noir et aux cinq couleurs de l’encre à travers les arts traditionnels de la peinture à l’encre et de la calligraphie, parallèlement à une réflexion sur l’expression graphique représentée par la typographie et la gravure sur bois.

La deuxième journée abordera le noir dans la littérature chinoise, japonaise et coréenne (poésie, essai, roman). L’après-midi sera consacré au noir dans sa matérialité avec les miniatures indiennes, la céramique, le design et l’art contemporain de l’Asie de l’Est.

La troisième journée accordera une grande place au cinéma et à la photographie des trois pays (Chine, Corée, Japon) ainsi qu’au jeu vidéo. L’après-midi sera réservé au rôle du noir dans la modernité à travers la peinture d’Extrême-Orient et les pratiques spécifiques de la laque au Vietnam et de l’estampage au Japon et en Corée.  Le colloque s’accompagnera d’une exposition intitulée « Les cinq couleurs de l’encre », organisée le 8 juin par Lia Wei à la galerie de l’auditorium de l’Inalco.

Terrains japonais 現場からの日本

Première rencontre de l’Association interdisciplinaire des Ethnographies japonaises, une coorganisation IFRAE et CRCAO
フランスの日本エスのグラフィー研究会

Dates : Jeudi 24 mars 2022 – 09:45 – Vendredi 25 mars 2022 – 14:00
Lieu : Multisite : université Paris Cité & Inalco

Matsuri du sanctuaire Hashirimizu dans le département de Kanagawa.
Les personnes souhaitant assister aux journées en ligne peuvent contacter les organisateurs pour obtenir le lien Zoom :
jean-michel.butel[at]inalco.fr
cesar.castellvi[at]u-paris.fr
anne-lise.mithou[at]u-paris.fr)

La pratique ethnographique constitue, au-delà des disciplines et des objets, une approche efficace et spécifique. L’Association interdisciplinaire des ethnographies japonaises se veut un espace d’échange pour les chercheurs en études japonaises usant d’une pratique de terrain dans le cadre de leur recherche. Ses Rencontres veulent permettre d’effectuer un état des lieux de résultats d’enquête récents et de projets à venir ; d’initier des collaborations nouvelles ; d’ouvrir une fenêtre aux étudiants intéressés par l’ethnographie appliquée au Japon ; d’approfondir enfin des questionnements sur la méthode ethnographique et partager des « trucs de terrain ».
Ces deux journées sont ouvertes à tous ceux pour qui, étudiants, jeunes chercheurs ou vétérans, l’ethnographie joue un rôle central dans la collecte de données.

Organisation : Jean-Michel Butel, César Castellvi et Anne-Lise Mithout

Soutiens institutionnels : Institut Français de Recherches sur l’Asie de l’Est, CRCAO, Conseil scientifique de l’Inalco, GIS Asie.

PROGRAMME

Jeudi 24 mars 2022
Université Paris Cité, bâtiment Grands Moulins salle 481C

9h15 : Café d’accueil
9h45 : Mot d’introduction

10h00 – 12h00
Panel 1 : L’ethnographie dans les études sur la ville et la jeunesse
Discutant : César Castellvi
Regards sur l’hygiène urbaine dans un contexte de covid-19
Tokumitsu Naoko, Inalco
Football, culture itinérante et « re-symbolisation » : récit d’une observation participante parmi les supporters du Vissel Kobe
Yosri Razgui, Université de Kobe
Recueil d’un corpus d’interactions spontanées au Japon : démarche méthodologique
Chiara Manno, Université Paris Nanterre
La langue en question: Problématiques et enjeux d’une enquête de terrain au Lycée Français International de Tôkyô
Sonia Silva, Université métropolitaine de Tokyo

PAUSE
14h00 – 16h00
Panel 2 : L’ethnographie dans les études de genre
Discutante : Anne-Lise Mithout
Mener des entretiens avec des écoliers sur les questions de genre
Aline Henninger, Université d’Orléans
Methodological Challenges of Doing a Critical Ethnography in Japan During the Precarious Time of Pandemic
Jelena Košinaga, University of Szeged
Un travail de scène ou un travail du sexe ? Présentation d’une enquête de terrain fragmentée réalisée à Tôkyô entre 2018 et 2020
Pierre-Jean Colas, Université Paris Cité
Rémunérer ou ne pas rémunérer la personne enquétée ? Reflexions a partir d”une enquête auprès des travailleur·se·s du sexe au Japon
Kanae Sarugasawa, Aix-Marseille Université
16h20-17h20  
Panel 3 : L’ethnographie aux carrefours des disciplines
Discutant : Jean-Michel Butel
Observer son terrain sous toutes ses coutures. Quand histoire, archéologie, sociologie et anthropologie se croisent
Myriam Akian, Université Paris Cité
Et si l’objet reprenait du terrain ?
Alice Berthon, Université Grenoble-Alpe

PAUSE
18h00 – 20h00 
Projection du film documentaire Prix du jury 2021 au Festival du film documentaire Fenêtres sur le Japon – Auditorium de l’Inalco

空に聞くListening to the air, film documentaire de KOMORI Haruka, 2018, 73 minutes

A la suite de la projection le débat sera animé par Dimitri Ianni, co-organisateur du festival Fenêtres sur le Japon.

Vendredi 25 mars 2022 
Université Paris Cité, bâtiment Grands Moulins salle 481C

10h00 – 11h30
Panel 4 : L’ethnographie dans les études locales
Discutante : Charlotte Lamotte
Réappropriation du savoir ethnographique au Japon — Cas de la fête d”okonai dans le village de Nagoshi (département de Shiga)
Frédéric Lesigne, Université de Strasbourg
Conflits d”histoire locale : les agents de la création des monographies
Jean-Michel Butel, Inalco
Réflexions sur les microbes et rites de commémoration pour leurs âmes célebrés par des scientifiques Japonais (1980-2015)
Mary Picone, EHESS

PAUSE
13h00 – 14h30
L’ethnographie comme méthodologie sur le terrain japonais : débat autour des publications récentes
Avec Naoko Tokumitsu (Les yeux de la ville — Vigilance et lien social. France-Japon, analyses croisées, Maisonneuve & Larose, 2021) et César Castellvi (Le dernier empire de la presse — Une sociologie du journalisme au Japon, CNRS éditions, 2022).
Animé par Jean-Michel Butel
14h30-15h00
 Discussion générale : l’Association interdisciplinaire des ethnographies japonaises — présentation des réalisations et projets
Animée par César Castellvi

Usages et représentations de l’environnement dans le monde chinois

Le colloque international de l’Association française d’études chinoises (AFEC) Usages et représentations de l’environnement dans le monde chinois se tiendra les 16 et 17 octobre 2020 en mode présentiel – au Campus Condorcet (Centre de colloques) – et distanciel (en visio-conférence).

Les treize présentations retenues appréhendent autant la profondeur historique du phénomène que l’impact prospectif des politiques actuelles. Certaines prennent en compte les facteurs environnementaux dans la construction de l’État chinois impérial puis post-impérial. D’autres s’intéressent à l’administration de l’espace et à l’aménagement du territoire (agriculture, grands travaux, gestion de l’eau). On se penchera en outre sur les stratégies mises en place pour anticiper, puis répondre aux épidémies et famines, et sur la mobilisation des individus et des corps (fonctionnaires, militaires, scientifiques) afin de remédier aux catastrophes naturelles et aux conséquences humaines d’utopies politiques.

La question environnementale dans les zones périphériques du monde sinisé permettra d’aborder celle des frontières politiques et du rôle de l’environnement dans leur (re)définition, mais aussi la question des politiques écologiques qui ont conduit au déplacement de millions d’individus, et encore celle de la réinterprétation des relations entre humains et non-humains (animaux, plantes, esprits). Les représentations lettrées et artistiques interrogeront les significations respectives de l’impact de l’environnement sur la société chinoise et de l’action de l’homme sur l’environnement.

Le colloque international 2020 de l’AFEC confirme que l’environnement est bien une clé pour appréhender les bouleversements politiques, culturels et sociaux survenus dans le monde chinois. Inversement, l’expérience chinoise offre un cas d’étude fructueux pour aborder des problématiques théoriques ou plus générales telles que le réchauffement climatique ou la validité des concepts « anthropocène », « écologie », voire la notion même d’« environnement ».

Le colloque est organisé par l’AFEC, avec le soutien de :

Comité d’organisation :

  • Alice Bianchi (Université de Paris)
  • Aurore Dumont (GSRL)
  • Soline Lau-Suchet (BULAC)
  • Alexis Lycas (EPHE)
  • David Serfass (Inalco)

Pour participer virtuellement (par Zoom) ou physiquement (les places disponibles sont très limitées en raison des restrictions sanitaires), merci d’écrire à l’adresse afec.colloque@gmail.com avant le 10 octobre 2020. 

Site web du colloque : https://afec2020.sciencesconf.org/

The CCP’s 100-year trajectory through the prism of its founding principles

Organization, ideology, social bases, modernization and nation-building agenda

June 24-25-26, 2021

Logo ifrae janvier 2021

Organizers: Inalco, French Research Institute on East Asia (IFRAE), the European Institute for Chinese Studies (EURICS) and the Oxford School of Global and Area Studies (OSGA).
With the support of the French Academic Network on Asian Studies (GIS Asie)

Scientific coordination: Chloé Froissart (IFRAE, Inalco), Jérôme Doyon (OSGA), Sébastien Colin (IFRAE, Inalco and EURICS)

Registration:
Thursday, June 24 : https://zoom.us/webinar/register/WN_KDt7olJTT0a6aiZpGDpweg
Friday, June 25 : https://zoom.us/webinar/register/WN_UqKzuoZ4TWCv_FS0-SIFJQ
Saturday, June 26 : https://zoom.us/webinar/register/WN_MeMgmz6vTDmx2oETSMLPhw
The round table and the concluding keynote on June 26 will be held on site and online. If you wish to attend on site, please register using the form on this page.

The grouping founded on July 23rd 1921 by a handful of intellectuals in the French concession of Shanghai has magnified into one of the largest and most formidable political party in history. Starting with 53 members in 1921, the Chinese Communist Party (CCP) now counts over 91 million members. From a revolutionary movement that survived more than a decade of civil war, despite being driven close to extinction in the mid-1930s, it has become a political regime in itself, dominating since 1949 the world’s most populous country. The CCP led China’s path to modernization from a rural and under-developed country torn apart by warlordism, civil war, and Western imperialism, to a seemingly strong nation and global superpower. This story of China’s path to modernization culminates today in the Party’s China Dream.

How to explain this success? Engaging with the Party’s structure and ideology, its evolving social bases, as well as its nation-building and modernization agendas, this conference seeks to unravel the CCP’s trajectory by reflecting on how the key priorities set by the Party’s founding fathers have been implemented, and often adapted. How have the daunting tasks of fighting against capitalism and imperialism, unifying the country, establishing a solid alliance with the Chinese people, carrying out the revolution relying on the “three treasured magic weapons” of Party building, united front work, and armed struggle been managed over time? And at what costs? What are the specificities of the Party-State which emerged from China’s path to modernization and what are the remaining vulnerabilities and challenges?

The CCP has many different dimensions, with ideology and organization as the core of the edifice. Following its 100-year trajectory, we can understand the differences, as well as continuities, between the movement with extraordinary mobilization capabilities that took power in 1949, the mass campaigns of the 1950s to 1970s with their destructive outcome, and the blend of neoliberal adaptability and Leninist organizational principles that emerged following the Reform and Opening up. Despite, or because of, its revolutionary legacy, the CCP has shown tremendous adaptability over these 100 years, made of inventive interpretations of Marxist ideology and policy experimentation.How has the Party been able to reinvent itself, both ideologically and organizationally, without transforming its core structure? To what extent the ideology the CCP stand for today is in line with its founding principles? How cycles of political tightening and loosening, of atrophy and adaptation, have shaped its trajectory? How does it deal with its structural vulnerabilities, the lack of institutionalized channels of accountability and the strength of vested interests?

The CCP’s success in retaining power is closely linked to its capacity to carry out China’s modernization and overcome subsequent challenges threatening social stability. How did the CCP reconcile strong capacity to govern with enough flexibility to meet challenges such as the transition from a rural to an urban society, economic modernization, and its social and environmental consequences, while maintaining the core principles of its domination? In turn, how the CCP’s continued political monopoly limits its capacity to surmount remaining vulnerabilities such as increasing inequalities and an enduring environmental crisis?”

Following China’s unique path to modernization, the CCP has faced the challenge of forging a lasting alliance with an ever-changing society and in turn has been transformed by this endeavor. Moving away from its role as the vanguard of proletariat and peasantry, the CCP now sees itself as representative of the interest of the Chinese population in general. A change reflected in the fundamental transformation of its membership as it has become a white-collar party. At the same time, the Party has endeavored to reconfigure its alliance with its traditional social bases, including the intellectuals, to maintain its legitimacy. How has the CCP renegotiated its partnership with its traditional social bases while attempting to absorb a new middle class, and how has the Party itself been transformed by its efforts to forge a lasting alliance with an ever-changing society?

Finally, contrary to the Communist Party of the Soviet Union, which was unable to prevent the dislocation of the soviet empire, the CCP consolidated inherited borders of the country and achieved its nation-building agenda through the incorporation of its margins and the forced assimilation of ethnic minorities. It has redefined almost the entire border envelope of the country, has reestablished its sovereignty over Hong Kong and Macao and has made its own the claims of the KMT in the China Seas. What are the factors and mechanisms that have enabled the CCP to establish its authority over a country that is extremely diverse linguistically, ethnically, and religiously? How, since 1921, have the speeches and actions of the CCP evolved on issues relating to borders, peripheries, China seas and territorial integrity? Finally, to what extent the situations in Xinjiang and Tibet, which undermine the image of the CCP on the international scene, and those in Hong Kong and Taiwan, where a part of society claims a distinct political culture and identity, represent a failure of the nation-building process launched after 1949?

La vie des langues

Rencontre littéraire coorganisée par Cam Thi Doan et la Maison des écrivains étrangers et traducteurs (MEET), Saint-Nazaire


Lundi 22 novembre
Auditorium Dumézil – Inalco – Maison de la recherche
2 rue de Lille, 75007 Paris

de 17h à 19h

Dans le cadre des Rencontres littéraires internationales (Meeting) organisées par la Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs (Meet) de Saint-Nazaire, dédiées en 2021 à la littérature vietnamienne autour du thème « La vie des langues », l’Ifrae vous invite à une table ronde avec Thuân (romancière), Do Kh. (écrivain), Bui Chat (poète), Doan Cam Thi (spécialiste de la littérature vietnamienne, Inalco), Roselyne Kraft (critique littéraire) et Jean-Pierre Han (rédacteur en chef de la revue “Les Lettres françaises”).