Religious network and labor migration: rethinking the integration of low-skilled migrant workers in South Korea

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Low-skilled Cambodian workers are not concerned by “multicultural programs” in South Korea. In this context, they deal with this situation through the help of religious institutions, such as the Onnuri Presbyterian Church, by recreating a sort of ethnonational community. Labour migration permits Cambodian workers to weave different kinds of social links between them, with Koreans of the peninsula, and also with Koreans in Cambodia. This article examines the singular form of integration or exclusion of these migrant workers in South Korea, and tries to demonstrate its impact on their life upon their return home.

미래사회통합연구센터 Journal of Conflict and IntegrationJournal of Conflict and Integration Vol.4 No.2 2020.1240 – 66 (27 pages) KCI등재후보

Hui-yeon Kim est maître de conférences à l’Inalco, département des études coréennes

中国与韩国新儒学视野下“道统”的建立与诠释 (Constructing and Interpreting the Daotong in the Perspective of Chinese and Korean Neo-Confucianism)

Frédéric Wang, rédacteur invité, Zhedong xueshu 浙東學術 (dir. Dong Ping 董平), n°4, 中国与韩国新儒学视野下“道统”的建立与诠释 (Constructing and Interpreting the Daotong in the Perspective of Chinese and Korean Neo-Confucianism), 2020.

La revue a repris les actes d’un colloque international « Constructing and Interpreting the Daotong (Transmission of the Way) in the Perspective of Chinese and Korean Neo-Confucianism », coorganisé avec l’Inalco (Frédéric Wang, IFRAE), l’Université Sungkyungwan de Corée du Sud et le Réseau des études sur la Corée (Kim Daeyeol, Isabelle Sancho et Choi Young Jin) au printemps 2013. Lien du programme.

IFRAE :

Liu Hong, « 北宋时期新儒学发展中儒仕和僧人的关系:根据叶梦得(1077-1148)笔记 » [Les relations entre lettrés et moines dans le développement du néo-confucianisme à l’époque des Song du Nord: d’après le biji de Ye Mengde (1077-1148)], p.61-70;

Joseph Ciaudo, « 张君劢视韩愈为“理学的先驱”的史学思考 » (Réflexions historiques sur la considération par Zhang Junmai de Han Yu comme « pionnier du néo-confucianisme »), p. 117-128;

Frédéric Wang, « 从杨简到刘宗周“意”的概念的转变 » (La transformation de la notion de « yi » de Yang Jian à Liu Zonghzou), p. 103-116.

Constructing and Interpreting theDaotongin the Perspective of Chinese and Korean Neo-Confucianism, 2020.

De proches amis venus de loin: amitiés dans l’Asie orientale

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Il faut, entend-on dire souvent de parents inquiets, bien choisir ses amis. Et l’on comprend par là, dans un savoir d’expérience qui s’est imposé aux aînés et qu’ils ont eux-mêmes appris de leur père et de leur mère, qu’il faut éviter les « mauvaises fréquentations », délétères, corruptrices et qui font irrémédiablement dévier de la pente supposée naturelle au bien. Comme si les amitiés de groupe n’apprenaient rien, ni loyauté, ni défense inconditionnelle, ni vertu de courage. « Les vrais amis se comptent sur les doigts d’une main » et nous sommes le plus souvent pris dans « des accointances et des familiarités nouées par quelque occasion ou commodité par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent », se confortent et s’enferment en elles-mêmes, jamais secouées, jamais décentrées. Et nous n’aurions affaire qu’à de « faux amis » semblables à ces pièges des langues étrangères où l’on ne fait résonner que la langue natale. « Les vrais amitiés sont désintéressées » et se reconnaissent dans la durée. Mais que faire alors de l’entraide, du secours et comment les intégrer dans les profits divers que l’on peut à bon droit attendre des compagnons de route et de vie ? Et que faire des amitiés qui ne durent pas, qui se perdent, qui s’épuisent ou se fatiguent ? N’ont-elles rien été, n’ont-elles rien appris, faut-il nier dans l’absence d’aujourd’hui la co-présence d’alors ? La perte d’un ami, toujours physique dans la mort ou l’étiolement, ne vient-elle pas plutôt paradoxalement renforcer la nécessité du rapport amical, d’un autre soi-même qui bouscule par sa franchise, décale par son expérience, instruit de ce que je ne sais ni faire ni dire, console par son tact … (Sources : Cairn)

Avec la participation de trois membres de l’IFRAE : DOAN Cam Thi, « L’amitié à l’épreuve de la mondialisation: une lecture de trois nouvelles de Phan Hồn Nhiên », p. 159-173; François Macé, « De la fraternité à l’amitié », p. 85-106, ; Frédéric Wang, « L’amitié au-delà de la mort: quelques récits exemplaires dans la Chine ancienne », p. 31-44. 

Diogène, n° 265-266, « De proches amis venus de loin: amitiés dans l’Asie orientale », 2019

Rédacteur invité : Stéphane Feuillas (Université de Paris, CRCAO)
Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, agrégé de Lettres Modernes et Docteur en philosophie de la Chine classique, il est professeur de littérature et pensée de la Chine classique à l’Université de Paris. Ses recherches portent sur la nature de l’expression philosophique de la dynastie des Song et sur les modalités de la philosophie du changement. Il a publié plusieurs traductions de l’œuvre littéraire de Su Shi (1137-1101), les Nouveaux Discours de Lu Jia (2012), et s’est chargé, dans l’Anthologie de la poésie chinoise publiée dans la Pléiade (2015), des poèmes de la dynastie des Song (960-1279). Outre de nombreux articles parus dans des revues scientifiques ou des ouvrages, il a dirigé la publication d’un volume intitulé Sujet, moi, personne (2004) consacré à la question du sujet dans les cultures d’Extrême-Orient. Il co-dirige aux Belles Lettres, avec Anne Cheng et Marc Kalinowski, la collection « Bibliothèque chinoise » qui a pour but de présenter en version bilingue les textes majeurs écrits en langue classique coréens, chinois, japonais et vietnamiens. (Sources : Cairn).

Rédacteur invité : Frédéric Wang (Inalco, IFRAE)
Agrégé en langue et culture chinoises, docteur en littérature française (sémiotique) et en études chinoises, il a été maître de conférences à l’ENS LSH (Lyon) et à l’Université Lumière Lyon 2 avant de devenir, en 2008, professeur en histoire de la pensée chinoise à l’Institut des Langues et Civilisations orientales (Inalco). Ses recherches actuelles portent sur le confucianisme, notamment celui du xvie siècle. Auteur d’Approche sémiotique de Maurice Blanchot (1998) et d’une cinquantaine d’articles publiés dans des revues scientifiques ou des ouvrages collectifs, il a dirigé l’ouvrage collectif Le choix de la Chine d’aujourd’hui : entre la Chine et l’Occident (2010). (Source : Cairn)

L’amitié à l’épreuve de la mondialisation : une lecture de trois nouvelles de Phan Hồn Nhiên, DOAN Cam Thi

In Vietnamese literature where friendship is almost absent, Phan Hon Nhien’s work stands out as her characters are in search of this form of affection. Our article questions the specificity of the experience of friendship by this young author born in 1972. How does she articulate this enduring connection, considering the ephemeral nature of social exchanges which are typical for our time? How does she take into account the effects of globalization? How does the theme of friendship allow her to renew the question of the contemporary individual condition and his/her practice of interpersonal relationships ?

Au sein de la littérature vietnamienne où l’amitié est quasi-absente, se distingue l’œuvre de Phan Hồn Nhiên dont les personnages sont en quête de cette forme d’affection. Notre article s’interroge sur la spécificité de l’exercice amical chez l’écrivaine née en 1972. Comment articule-t-elle ce lien fondé sur la durée, au caractère éphémère des échanges, caractéristique de notre époque ? Comment tient-elle compte des effets de la mondialisation ? Comment le thème de l’amitié lui permet-il de renouveler la question de la condition de l’individu contemporain et de sa pratique des relations interpersonnelles ?

« L’amitié à l’épreuve de la mondialisation : une lecture de trois nouvelles de Phan Hồn Nhiên « , Diogène, 2019/1-2 (N°265-266) pp.159-173.

Đoàn Cầm Thi (Inalco, IFRAE)
Traductrice, maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et membre de l’Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est (Ifrae), elle dirige, chez Riveneuve, la collection « Littérature vietnamienne contemporaine ». Elle a publié chez cet éditeur Un moi sans masque. L’Autobiographie au Vietnam, 1887-1945 (2019). Elle est également l’auteure de Poétique de la mobilité. Les lieux dans Histoire de ma vie de George Sand (2000), Au rez-de chaussée du paradis. Récits vietnamiens 1991-2003 (2005), Écrire le Vietnam contemporain. Guerre, corps, littérature (2010) et, plus récemment, en vietnamien, de Đọc « tôi » bên bến lạ [L’usage du « je » dans la littérature vietnamienne contemporaine] (2016). (Sources : Cairn)

L’appropriation de la biomédecine en Asie du Sud-Est

Ce numéro de Moussons propose d’analyser les pratiques biomédicales – issues de la médecine scientifique d’origine occidentale – en Asie du Sud Est, en s’intéressant à leur diversité de formes et d’usages.

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Maître(s) et disciple(s) dans les littératures d’Asie

Pour son Dictionnaire philosophique (PUF, coll. « Quadrige », 2013), André Comte-Sponville donnait, à l’entrée « Maître », la définition suivante : « Celui qui enseigne, guide ou commande. Les trois à la fois ? Pas nécessairement. Cela dépend en partie de lui, de ce qu’il sait ou peut, mais aussi de ceux dont il est le maître : sont-ce des élèves, des disciples ou des esclaves ? »

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Pluralité et tolérance religieuses en Asie de l’Est

Une tendance récente de la recherche dans notre monde globalisé s’intéresse à la pluralité et la tolérance religieuses. La notion de « pluralité religieuse » qualifie ici la situation dans laquelle plusieurs expressions et organisations religieuses coexistent dans une même société. Les traditions religieuses fondées sur une vérité unique et une foi exclusive ont souvent été considérées comme un obstacle à la cohésion sociale et une source de conflits dans des sociétés plurielles. En Asie de l’Est, différentes traditions religieuses cohabitent depuis près de deux millénaires, mais l’histoire de leur relations n’est pas dénuée de tensions souterraines.

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